Pays avec le plus d’étoiles Michelin : classement complet 2025

768 restaurants auréolés d’une, deux ou trois étoiles : derrière ce chiffre, des carrières se dessinent, des territoires s’affirment, des rêves s’effondrent. Le Guide Michelin 2025 n’a rien d’un simple palmarès : il redistribue les cartes, ébranle les certitudes, et révèle des ambitions jusque-là insoupçonnées.

Cette nouvelle édition du classement mondial bouleverse les rapports de force. Des pays longtemps en tête voient leur avance s’effriter. D’autres, longtemps en marge, percent et s’imposent. Les chiffres racontent bien plus que la course aux étoiles : ils dessinent une géographie inédite où chaque distinction compte et où de nouveaux visages bousculent les habitudes du palmarès Michelin.

Quels pays dominent le palmarès Michelin en 2025 ?

À l’heure de dresser le bilan, la France garde une longueur d’avance sur ses rivaux. Avec près de 680 restaurants étoilés, dont 30 trois étoiles, elle continue d’incarner la référence mondiale, tant par le volume que par le prestige. Ce n’est pas qu’une question de chiffres : la scène française rayonne par la créativité de ses chefs et la force de ses traditions, imposant sa signature au-delà de ses frontières.

Derrière l’Hexagone, le Japon poursuit sa progression fulgurante. Plus de 500 restaurants étoilés recensés : la rigueur artisanale, la densité de talent à Tokyo ou Kyoto, la richesse du terroir placent le pays du Soleil-Levant en deuxième position, loin devant la concurrence asiatique ou européenne.

L’Espagne, quant à elle, s’adjuge la troisième place. Avec 248 tables étoilées, le pays multiplie les initiatives audacieuses. La nouvelle vague catalane, la vitalité des pintxos basques, l’énergie des jeunes chefs : autant de signes qui confirment le dynamisme ibérique. Derrière elle, l’Italie, l’Allemagne, les États-Unis et la Chine maintiennent une présence solide, même si leur progression reste plus mesurée.

Voici les chiffres marquants du palmarès 2025 :

  • France : environ 680 restaurants étoilés, dont 30 trois étoiles
  • Japon : plus de 500 restaurants étoilés
  • Espagne : 248 restaurants étoilés
  • Italie, Allemagne, États-Unis, Chine : toujours dans le haut du classement, avec une dynamique qui mérite d’être suivie

Ce palmarès 2025 reflète le renouvellement permanent de la haute cuisine mondiale. Les nations historiques confirment leur vitalité, tandis que l’attrait de la distinction Michelin continue de stimuler l’innovation et la transmission des savoir-faire.

Classement complet : le nombre de restaurants deux et trois étoiles par pays

Le détail du Guide Michelin 2025 montre la domination persistante de la France : 30 établissements trois étoiles, 83 deux étoiles, une solidité qui force le respect et qui s’explique par la profondeur d’une tradition jamais figée. Dans la foulée, le Japon confirme sa montée en puissance : 539 restaurants étoilés toutes catégories, entre 20 et 25 trois étoiles selon les éditions, et un contingent d’établissements deux étoiles qui atteint la cinquantaine.

L’Espagne s’accroche avec 13 trois étoiles et environ 50 deux étoiles, portée par une génération de chefs qui n’hésite pas à réinventer les codes. Derrière ce trio, l’Italie, l’Allemagne, les États-Unis et la Chine restent bien placés mais peinent à rivaliser avec les deux géants.

Pour mieux visualiser la répartition des établissements deux et trois étoiles par pays, consultez ce tableau :

Pays Restaurants 3 étoiles Restaurants 2 étoiles
France 30 83
Japon 20-25 ~50
Espagne 13 ~50

Estimations selon les différentes éditions du guide.

Le palmarès complet 2025 dresse ainsi une carte précise des restaurants deux et trois étoiles. La France reste le mètre-étalon de la haute gastronomie. Le Japon, riche d’une scène culinaire d’une densité rare, s’impose comme le principal challenger. L’Espagne, elle, continue d’affirmer ses ambitions et de faire émerger de nouveaux talents sur la scène internationale.

Nouveaux venus et surprises du Guide Michelin cette année

Cette édition 2025 se distingue par une série d’entrées remarquées et de rebondissements inattendus. 68 établissements reçoivent une étoile, dont 57 pour la première fois : une preuve éclatante du dynamisme de la scène gastronomique hexagonale. Parmi eux, 9 nouveaux deux étoiles rejoignent l’élite du guide, confirmant la vitalité de la compétition.

Quelques exemples concrets illustrent cette effervescence :

  • À La Rochelle, Christopher Coutanceau retrouve sa troisième étoile, fruit d’un engagement sans relâche.
  • À Bordeaux, Philippe Etchebest hisse Maison Nouvelle au rang de deux étoiles, symbole d’une consécration attendue.
  • Le Pays basque voit Guillaume Roget (Ekaitza, Ciboure) et le duo Diego Delbecq & Camille Pailleau (Rozó, Marcq-en-Barœul) accéder à la prestigieuse deuxième étoile.

D’autres régions tirent aussi leur épingle du jeu. Paris se démarque avec la montée de Sushi Yoshinaga et Blanc, portés par Tomoyuki Yoshinaga et Shinichi Sato. Bordeaux est en lumière avec l’Observatoire du Gabriel (Bertrand Noeureuil). Monaco, Courchevel, Saint-Rémy-de-Provence voient également des tables accéder à une reconnaissance accrue : la diversité des territoires récompensés témoigne de la richesse du paysage gastronomique français.

La jeune génération se fait remarquer : Valentina Giacobbe (Ginko, Lille) est distinguée par une étoile et le prix du jeune chef 2025. Le palmarès met aussi en avant les engagements écologiques : 10 établissements reçoivent une Étoile Verte. Mais le palmarès connaît aussi ses revers : après 44 ans, Georges Blanc perd sa troisième étoile, symbole d’un passage de relais inévitable.

Critique gastronomique dégustant un plat dans un café parisien

Pourquoi ce classement fascine-t-il toujours les passionnés de gastronomie ?

Le Guide Michelin souffle ses 125 ans en 2025. Chaque annonce du palmarès déclenche un mélange d’excitation, d’angoisse et de fierté : dans les cuisines, sur les réseaux, la tension est palpable. Se voir attribuer une étoile Michelin reste une consécration, l’aboutissement d’années de travail, mais aussi le début de nouvelles attentes. La cérémonie de remise des étoiles, cette année à Metz, rassemble toute une communauté : chefs, producteurs, critiques, journalistes, tous réunis par la passion du goût.

Au-delà de la distinction, le classement Michelin influence durablement la scène gastronomique : il redéfinit les carrières, oriente les flux de touristes, façonne les tendances culinaires. Décrocher une étoile, deux ou trois, c’est accéder à un statut à part, mais aussi assumer la responsabilité d’incarner l’excellence, en France comme à l’international.

L’impact du guide ne se limite pas aux étoiles : étoiles Michelin, Étoile Verte, Bib Gourmand, chaque distinction raconte une histoire et stimule l’émulation. L’Étoile Verte signale l’engagement écologique, le Bib Gourmand valorise la générosité. Le classement suscite débats, enthousiasme, rivalités, il inspire autant qu’il divise, mais jamais il ne laisse indifférent.

Dans la compétition sans relâche qui anime la haute cuisine, le guide Michelin reste le juge de paix, le baromètre de l’excellence. Il façonne les rêves, aiguise les ambitions et, 125 ans après sa création, continue d’alimenter la passion des gastronomes. L’aventure des étoiles n’a pas fini de captiver, d’émouvoir et de faire parler d’elle.

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