En quelques années, le robot cuiseur est passé du statut de gadget haut de gamme à celui d’incontournable des cuisines françaises. Près de 70 % des foyers seraient aujourd’hui équipés d’un appareil de ce type, et le marché continue de progresser, porté par l’arrivée de modèles accessibles à moins de 500 euros. Reste une question légitime : est-ce vraiment utile au quotidien, et comment s’y retrouver parmi des dizaines de références ?
Un appareil qui fait vraiment beaucoup
Un robot cuiseur multifonction, ce n’est pas simplement un mixeur amélioré. Il cuit, vapeur ou à la poêle, il pétrit, émulsionne, pèse les ingrédients grâce à sa balance intégrée, et peut même guider pas à pas la cuisson d’un risotto ou d’une béchamel. Pour les amateurs de cuisine du quotidien, c’est une aide précieuse : moins d’ustensiles à sortir, moins de surveillance à assurer.
La consommation électrique de ces appareils est estimée à environ 140 kWh par an, ce qui reste inférieur à celle d’un four traditionnel. Et certains modèles proposent désormais un mode économie d’énergie qui s’active automatiquement selon le programme choisi.
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Les grandes tendances qui transforment ces appareils
En 2025 et 2026, le robot cuiseur change de dimension. L’écran tactile s’est imposé sur les modèles phares, rendant la navigation plus fluide et la cuisine guidée plus intuitive. La connectivité Wi-Fi ouvre l’accès à des bibliothèques de milliers de recettes, mises à jour régulièrement. Et l’intelligence artificielle fait son apparition : le Thermomix TM7, lancé en avril 2025 à 1 599 euros, intègre ainsi une plateforme enrichie par l’IA pour personnaliser les propositions de recettes.
Côté cuisson, certains modèles montent désormais jusqu’à 200 °C, permettant de saisir viandes et légumes là où la plupart des appareils plafonnaient à 160 °C. Les bols ont aussi gagné en capacité, de 2 à 6,7 litres selon les références, un critère déterminant pour les grandes familles.
Comment choisir selon son profil et son budget
Le marché s’étale aujourd’hui de 350 euros à plus de 1 500 euros. À moins de 500 euros, certains modèles couvrent l’essentiel des usages : broyage, cuisson, émulsion, vapeur. Entre 900 et 1 300 euros, on entre dans une logique de durabilité et de puissance accrues, avec des garanties moteur qui peuvent aller jusqu’à 30 ans. Au-dessus de 1 300 euros, la connectivité avancée, l’écran tactile haut de gamme et les fonctions guidées par IA justifient l’investissement pour les cuisiniers assidus.
Quelques points méritent attention avant d’acheter : le niveau sonore de certains modèles peut surprendre, l’encombrement sur le plan de travail est à anticiper, et les plateformes de recettes associées peuvent nécessiter un abonnement payant après une période d’essai. Vérifier les accessoires fournis (fouet, panier vapeur, pétrin) évite aussi les mauvaises surprises.
Un robot cuiseur n’est pas un achat anodin, mais c’est rarement un achat regretté. À condition de choisir le modèle qui correspond vraiment à sa façon de cuisiner, à la taille de son foyer et à ce qu’on est prêt à investir.

